Les couches lavables, c’est franchement gérable !

Les couches lavables, une lubie irréalisable ? C’est ce qui circule comme idée… Et pourtant, on l’a fait ! Avec une machine et un séchoir, c’est même un jeu d’enfant !

De sa naissance à la propreté, un bébé produit environ 1 tonne de couches jetables usagées ! Etant donné notre optique 0 déchet, la perspective de produire des montagnes de couches jetables par jour nous était insupportable… la solution : les couches lavables ! Oui mais… la perspective fait peur ! Les sourires en coin étaient nombreux… « Attends un peu d’y être, vous ne tiendrez jamais ! » « Tu es dingue ? Tu ne t’en sortiras pas avec les machines ». C’est clair, les couches lavables ont encore bien mauvaise presse… Mais pour nous, pas question de se laisser décourager. Nous étions tous les deux bien décidés à y arriver. Et suite au récent rapport sur les dangers des couches jetables pour la santé des bébés – elles contiendraient de nombreuses substances chimiques potentiellement cancérigènes, dont des pesticides interdits dans de nombreux pays –, on est doublement contents d’avoir opté pour cette option !

Idéal pour un nouveau-né

Cela me semblait un chiffre fou avant l’arrivée de Sacha mais oui, on change bien son bébé 12 à 14 fois par jour au début ! Sacha réclamait d’être changé au moindre pipi. Souvent, il voulait être changé avant et après la tétée. Régulièrement, la durée de vie de sa couche n’était que de 5 minutes ! Pas grave si la couche est lavable mais quelle horreur de jeter une couche après 5 minutes alors qu’elle mettra 500 ans à se décomposer !

Choisir son modèle

Il existe 1001 modèles de couches lavablesCe qui est impressionnant avec les couches lavables, ce sont les 1001 types de modèles qui existent : couches classiques, tout en un, tout en 2, à poches… pas facile de s’y retrouver et de choisir. C’est pourquoi nous avons fait appel à la couchothèque à Bruxelles. Esmeralda propose un kit de découverte à la location avec plein de modèles de couches différentes. Ca coûte 25 euros pour 2 semaines et vous pouvez aller le chercher avant la naissance. Et après, il suffit d’acheter le modèle qui vous plaît en deuxième main sur des groupes Facebook comme celui-ci : couches lavables d’occasion pour les Belges.

Une couche « petit popotin », ça existe

La couchothèque nous a permis de découvrir le modèle qui nous convenait : les Gdiapers. Nous avons flashé dessus car c’est le seul modèle qui faisait un petit « popotin » à Sacha. Quand on a un tout petit bébé, on n’a pas envie de lui mettre une énorme couche et un pyjama 3 mois ! Comme Sacha est né pendant la canicule, il vivait nu, juste avec sa culotte gdiapers, qui lui donnait un chouette style 😉

Couches lavables Gdiapers - Culotte, nacelle et insertsL’autre point positif de ces couches, c’est qu’elles sont divisées en 3 parties :
– la culotte,
– la nacelle imperméable,
– l’insert.
A chaque change, on ne doit « jeter » qu’1, 2 ou 3 éléments en fonction de l’ampleur des dégâts… La plupart du temps, on met juste les inserts mouillés de pipi au bac et on met la culotte et la nacelle de côté, pour qu’elles sèchent un peu. Et on peut les réutiliser au change suivant. Mais parfois, les popos sont plus imposants et la nacelle – voire la culotte – est tachée. Dans ce cas, on met la nacelle et/ou la culotte au bac également.

Comment les laver ?

Le 2e sujet qui fait peur en matière de couche lavables est la méthode de stockage et de lavage. Il y a aussi 1001 blogs et vidéos sur Youtube avec des conseils en tous genres. J’y ai passé des heures sans vraiment toujours bien comprendre au final.

De notre côté, nous faisons ultra simple !

  • Nous avons une poubelle à couvercle à côté de la table à langer, dans laquelle nous mettons tous les éléments souillés. On peut éventuellement mettre un pschit d’huiles essentielles pour l’odeur mais ce n’est souvent même pas nécessaire avec le couvercle.
  • Chaque soir, on fait une machine avec les couches et les lingettes lavables sales. Nous avons une poubelle dont on peut retirer le seau, donc c’est très facile à vider dans la machine sans devoir toucher la chose… 😉
  • On utilise de la lessive en poudre bio (la lessive liquide est déconseillée car ça peut réduire le côté absorbant des couches, idem pour les crèmes grasses de change qui ne sont pas recommandées).
  • On les lave à 60°c s’il n’y a que des inserts et à 40°c s’il y a des nacelles et des culottes dans la machine.
  • Avant d’aller dormir, on met au séchoir les inserts et les lingettes, comme ça c’est sec pour le lendemain matin.

Ça nous fait une machine par soir, ce qui est tout à fait gérable ! Bien sûr, si vous avez beaucoup d’inserts pour assurer un « turn over », on peut réduire à une machine tous les deux jours… Les mauvaises langues diront qu’utiliser tant d’eau et d’électricité, ce n’est pas très écologique ! Mais si on compare à ce qui est nécessaire pour produire une couche jetable et la durée de ses déchets, la nature est clairement gagnante ! En outre, notre machine est reliée à une citerne d’eau de pluie et notre séchoir consomme très peu.

Pas besoin de prélaver !

On nous demande souvent s’il faut rincer la couche avant de la mettre à laver. Et bien non, on ne l’a jamais fait ! Lorsque Sacha était allaité, tout partait directement à la machine. Depuis la diversification alimentaire, ses « popos » sont plus solides donc on enlève simplement le gros, qui se détache généralement tout seul quand on le secoue au-dessus de la poubelle ou du pot.
Par principe, vous pouvez faire un nettoyage de la machine à vide de temps en temps.
Nous ne mettons pas non plus de voile papier jetable par-dessus la couche pour ramasser le popo car ce n’est pas nécessaire et le papier restait accroché à ses petites fesses, ce qui était irritant. Par contre, je recommande vivement de mettre un voile polaire car ça a un effet « fesses au sec » et votre bébé demandera moins souvent à être changé.

Lingettes lavables, une évidence !

Si vous ne vous sentez pas d’attaque pour les couches lavables, commencez ne fut-ce que par abandonner les lingettes ou cotons jetables. Il suffit de les remplacer par des lingettes lavables ou encore mieux : récupérez tout simplement la pile de gants de toilette qui traînent dans vos armoires et celles de la famille. Associé à un simple bol d’eau à côté de la table à langer, il n’y a rien de plus efficace pour nettoyer et essuyer les fesses de bébé. (C’est en outre un bouclier idéal pour se protéger des attaques de pipi des petits garçons 😀 ) Pas besoin d’utiliser de crèmes ou liniment à chaque change. L’eau claire fonctionne parfaitement bien !

A votre rythme

Lorsque les durées de sommeil de Sacha ont commencé à s’allonger, nous avons mis une couche jetable écologique la nuit car il faut avouer qu’en gonflant, elles gardent les fesses au sec plus longtemps. Après, les pros des couches lavables vous diront qu’il est tout à fait possible de tenir une nuit avec une couche lavable, il faut juste utiliser un autre type de modèle que celui que nous avons. Mais nous n’avons pas fait la démarche…
Pour passer aux couches lavables, pas besoin d’être un ultra ! Débuts à la maternité, week-end ou vacances dans un logement sans machine, ou encore une excursion où vous voulez voyager plus léger… Il ne faut pas forcément s’interdire d’utiliser parfois des couches jetables. Ce n’est pas tout ou rien. Chaque couche jetable évitée est déjà une victoire !

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Couches Gdiapers : quel budget ?

– En neuf : sur Ecoterre, j’avais acheté un kit taille S (3 à 7 kg) pour environ 180 euros : 2 culottes, 18 inserts et 8 nacelles
Ca revenait assez cher car ça n’a servi que jusqu’à ses 2 mois (mais on a un gros gabarit). Mieux vaut l’acheter en 2e main, à moitié prix.
– En 2e main : sur Facebook pour la taille M (de 5 à 13 kg), nous avons acheté un kit complet avec 10 culottes (ce qui est beaucoup), 10 nacelles et 24 inserts pour 200 euros. Ce qui revient plus ou moins à moitié prix du neuf.

J’entends souvent dire que c’est cher comme investissement. Mais on ne se rend pas compte du coût des couches jetables (sans parler du coût écologique). Si on compte 10 couches par jour, à 20 centimes la couche, ça fait 60 euros par mois. C’est donc rentabilisé en quelques mois. En outre, on peut les garder pour un 2e enfant, les prêter à des amis et les revendre ensuite quasiment au même prix!

 

 

 

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